Quatre mois. C'est le temps qu'il a fallu à Marie L., gestionnaire d'une régie immobilière d'Aix-en-Provence, pour faire localiser une fuite dans l'un de ses appartements. Trois experts s'étaient succédé. Aucun n'avait trouvé.
Le contexte
T3 de 72 m² au deuxième étage d'un immeuble des années 1980. Des taches d'humidité apparaissent au plafond de l'appartement du dessous, mais la dalle entre les deux niveaux absorbe l'eau sans laisser de trace visible.
Le premier expert a inspecté les joints de la salle de bain. Le deuxième a remplacé un siphon. Le troisième a refait l'étanchéité sous la baignoire. Les taches ont persisté.
L'intervention
À l'arrivée sur site, deux outils sont mobilisés en séquence : la caméra thermique d'abord, pour cartographier les zones froides sur la dalle ; le gaz traceur ensuite, pour localiser l'origine à quelques centimètres près.
La thermique révèle une zone anormalement froide à mi-distance entre la salle de bain et la cuisine — loin des suspects habituels. Le gaz traceur confirme : une micro-fissure sur un coude de canalisation encastré dans la chape, invisible à l'œil nu, impossible à suspecter sans équipement.
Le rapport et la suite
Le rapport Hovlia est envoyé le soir même : photos thermiques annotées, localisation GPS de la fuite, protocole de réparation recommandé.
« Je n'avais jamais vu un rapport aussi précis. L'assureur a validé le dossier en 48 heures. »
L'assureur, qui avait refusé une première prise en charge faute de rapport probant, accepte le dossier complet sans contestation. Les travaux de réparation sont engagés la semaine suivante.
Pour aller plus loin
Une fuite dans une chape est l'un des cas les plus difficiles à diagnostiquer sans matériel adapté. La combinaison thermographie infrarouge et gaz traceur réduit le temps d'investigation de 80 % et produit un dossier directement exploitable pour l'assurance.
